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Jungle de Calais : 1 an après
27 Octobre 2017
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Jungle de Calais : 1 an après

Il y a un an, le plus grand bidonville de France était démantelé. 9 000 migrants qui espéraient pouvoir traverser la Manche pour atteindre l’Angleterre étaient expulsés de la Jungle de Calais.

Elle n’était initialement qu’un regroupement de campements sauvages suffisamment proches du tunnel sous la Manche, mais sa population avait explosé suite à la crise migratoire européenne, pour devenir une véritable ville dans la ville, aux conditions de vie précaires.

- Alors, un an après cette expulsion, que sont devenus ces migrants ?

Faisons le bilan grâce aux chiffres publiés il y a 1 semaine par l’OFII.

Les bus affrétés cette semaine d’octobre 2016 ont réparti 7 418 migrants à travers la France. Les 5 466 adultes et leurs enfants ont été transférés dans un des Centres d’Accueil et d’Orientation. Leur profil-type ? Un homme, de 18 à 34 ans, Soudanais ou Afghan.

Dans ces centres, ils devaient choisir entre retourner dans leur pays d’origine et faire une demande d’asile en France. 95% ont choisi la deuxième option et dans ce cas, le CAO les a accompagné dans cette démarche, avant de les transférer dans un Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile.

Aujourd’hui, 44% d’entre eux ont obtenu l’asile, 7% ont été déboutés, et les autres sont encore en attente d’une réponse définitive.

- Et une fois que la demande d’asile a été traitée, il se passe quoi ?

Eh bien en cas de refus, la personne doit quitter le CADA : elle devient sans-papier et doit, en théorie, quitter le pays. Si l’asile est accordé, le réfugié a 3 mois pour quitter le CADA et trouver un logement. Il est aussi autorisé à entrer dans le marché du travail.

1 952 mineurs non-accompagnés ont également été pris en charge et logés. Parmi ceux qui ne sont plus en centre d’accueil, un quart a été transféré au Royaume-Uni ou en Irlande, notamment pour regroupement familial, plus d’un tiers a fugué et les derniers ont été transmis à l’aide à l’enfance.

Et pour les 1 600 migrants restants ? Ils ont quitté la Jungle avant son démantèlement. Certains ont réussi à rejoindre l’Angleterre, mais d’autres vivent encore autour de Calais. On estime qu’entre 500 et 700 migrants sont dans ce cas, dans des conditions sanitaires précaires, comparables à celles qui existaient avant l’apparition de la Jungle…



Maxime Juramy



SOURCES :

Sénat, Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires sociales sur la prise en charge sociale des mineurs non accompagnés

France Info, L'explosion du nombre de migrants à Calais en un graphique, 21/10/2015

L’Express, Calais: quel avenir pour les migrants qui quittent la "Jungle", 24/10/2016

L’Express, Calais: dix toilettes et des points d'eau installés pour les migrants, 16/08/2017

Europe 1, "Jungle" de Calais : un après le démantèlement, les tensions resurgissent, 23/10/2017

Le Monde, Un an après le démantèlement du bidonville de Calais, 42 % des migrants ont obtenu l’asile, 20/10/2017

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Vos réactions


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Le 27/10/2017 à 07h24
Bonjour, dans la jungle de Calais il y avait une forte majorité d’hommes, hors en 2016 ils représentaient 53% des arrivées de migrants sur le sol européen. Comment pourrait s’expliquer cette différence ? Les femmes et les enfants seraient ils pris en charge plus rapidement ?
PUBLIER LE COMMENTAIRE
Le 27/10/2017 à 09h33
Bonjour !

La part de femmes dans la population adulte de migrants entrant dans l'Union européenne est plutôt autour de 15%, selon le HCR (sur la carte interactive du site du HCR (http://data2.unhcr.org/en/situations/mediterranean), on peut voir que depuis janvier 2017, 13% des migrants sont des femmes, et ramené à la population adulte on obtient 16%).
Il reste malgré tout une différence avec les 5% qui vivaient dans la Jungle. L'argument le plus fréquemment utilisé est la dangerosité de la vie dans ce camp pour les femmes (notamment à cause des violences sexuelles).

Merci pour votre commentaire et bonne journée !