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Le problème insoluble du plastique
19 Mai 2017
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Le problème insoluble du plastique

A quoi sert le pétrole ? à faire avancer nos voitures, nos bateaux, nos avions. Qui ne sait pas ça … Sauf que le pétrole, c’est aussi ce qu’on utilise pour fabriquer du plastique. Au rythme actuel, en 2050 un baril de pétrole sur 5 sera utilisé pour en fabriquer.

Le problème, c’est que ce plastique, que l’on utilise de plus en plus, n’est pas très eco-friendly. En Europe, 40% du plastique utilisé sert à fabriquer des emballages. La bouteille plastique que l’on va utiliser 2 jours va mettre quatre siècles pour se dégrader… Ouais… pas cool.

En 2015, plus de 9 millions de tonnes de plastique - drainés par les pluies et les vents, acheminés par les cours d'eau - ont fini dans les océans. Il y aurait aujourd’hui plus de 300 millions de tonnes de plastique dans les océans et ce chiffre pourrait passer à 450 millions d’ici 2025.

Des chercheurs se sont aperçus que ce plastique se concentrait dans certaines zones des océans parlant même d’un septième continent dans le Pacifique pour décrire une gigantesque décharge flottante de 3,5 millions de km2, soit 6 fois la France. Mais ils se sont trompés il n’y a pas un mais cinq continents de déchets. Bienvenu chez vous…

Ces cinq zones sont situées dans les gyres – des gigantesques tourbillons liés aux courants marins – qui concentrent les déchets au milieu des océans.

Eh que fait-on maintenant ? Bonne question. En France, les sacs plastiques sont interdits depuis juillet 2016. Dans le monde de nombreux pays les ont aussi interdits comme l’Italie, la Chine ou le Maroc. D’autres n’en utilisent pas comme les Etats-Unis, le Canada ou la Suisse. Enfin, les industriels utilisent de plus en plus des plastiques biodégradables à base de matière végétale.

Pour ceux qui nagent déjà dans les océans, les solutions sont rares… Les espoirs reposent sur les propositions d’un hollandais de 21 ans. Le 11 mai, il annonçait le lancement de son projet avant fin 2018.

En quoi ça consiste ?

L’idée c’est d’étendre des filets de 2 kilomètres de long sur 3 mètres de profondeur qui ramasserait les déchets dans les courants.

Le problème c’est que l’on ne ramasse que les gros déchets : la pollution visible. Pour les plus petites particules de plastique la solution viendra peut-être d’une larve. Une chercheuse espagnole a découvert que la larve de la « fausse teigne de la cire » était friande de plastique et qu’elle le digérait sans problème.

Reste maintenant à lui apprendre à nager.

Sources :

La Croix, Une chenille mangeuse de plastiques très résistants, 25 avril 2017

Sciences et avenir, Plastique dans l'océan : Ocean Clean-Up accélère, 12 mai 2017

Sciences et avenir, Le plastique colonise les océans, 24 avril 2017

Huffpost, Ocean cleanup, le prototype pour dépolluer les océans, a été dévoilé, 22 juin 2016

Huffpost, En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans l'océan, selon le Forum de Davos, 5 octobre 2016

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Vos réactions


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Le 22/05/2017 à 20h04
Sujet passionnant mais doublement insultant.. .mortalité des espèces marins et nous mangeons la plupart des poissons contaminé s....
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Le 20/05/2017 à 13h31
Article intéressant mais il faudrait préciser que ces continents de déchets ne ressemblent en rien à d'immenses îles sur lesquelles on pourrait poser le pied mais sont totalement invisibles au point qu'on pourrait les traverser en bateau sans s'en apercevoir étant composées essentiellement de micro déchets plastiques qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire de nombreuses espèces dont l'homme...
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Le 19/05/2017 à 13h18
Pas mal d'arriver à nous faire rire avec cette conclusion sur un sujet aussi démoralisant !
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Le 19/05/2017 à 10h29
Bonjour, peut-on avoir les noms du jeune hollandais de 21 ans et de la chercheuse espagnole ? Sujet passionnant ! Merci !
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Le 19/05/2017 à 14h09
Bonjour Nanucci,
Le "jeune Hollandais" s'appelle Boyan Slat. Etudiant en ingénierie aéronautique, il a remporté le prix Champions of the earth en 2014 pour le projet Ocean Clean Up.
La chercheuse espagnole s'appelle Federica Bertocchini. Elle travaille au Centre espagnol de la recherche nationale. Elle a fait cette découverte par hasard. En effet, apicultrice amatrice, elle s'est aperçu que les sacs plastiques dans lesquels elle enfermait la larve - un parasite pour les ruches - se retrouvaient criblés de trous.