pixel facebook analytics
cFactuel, le média numérique qui rend l'actu claire et captivante
Fermer
Mot de passe oublié ?
Se connecter via Facebook
Pas encore de compte ? S'inscrire gratuitement
CONNEXION EN COURS
Afin de pouvoir vous connecter, vous devez au préalable confirmer votre adresse email en cliquant sur le lien présent dans l'email d'activation que nous vous avons envoyé suite à votre inscription.
Vous ne retrouvez pas cet email ? Cliquez ci-dessous pour le recevoir à nouveau. Et pensez à vérifier dans vos spams !
renvoyer l'email d'activation
Ajouter ce contenu à vos favoris
Retour sur les crises à la SNCF
12 Janvier 2018
Voir la retranscription

Investissement : la Sncf est affichée avec un retard indéterminé

Lundi 8 janvier, Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, avait rendez-vous au ministère des Transports pour tirer les leçons des incidents qui ont émaillé la fin d’année 2017.

Petit rappel pour ceux qui qui n’ont pas l’habitude de la petite musique :

Il y avait donc matière à discuter.

> Oui mais tous ces incidents ne sont pas de la faute de la SNCF… On ne peut pas non plus leur reprocher les incendies de forêt…

> Eh bien si… trop c’est trop ! Quand c’est pas les aiguillages, c’est les incendies. Et après c’est des retards de personnel… on en a ras-le-bol !

Euh.. regardons calmement la situation - et pas en attendant son TER qui est affiché avec l’angoissant “retard indéterminé” - on s’aperçoit que les difficultés de la SNCF peuvent s’expliquer.

Il y a d’abord la vétusté. Les Intercités (7,5mds de voyageurs/km) sont quasiment laissés à l’abandon. Moyenne d’âge des motrices : 36 ans, pour une durée de vie maximum de 40 ans. Ce n’est pas mieux pour les wagons. Le modèle Corail, mis en circulation de 1975 à 1986, représente encore près de 85% du parc.

La vétusté touche aussi les infrastructures. En Ile-de-France, qui concentre la moitié du trafic français, 40% des voies et 30% des aiguillages ont plus de 30 ans. Au global, le réseau ferré tricolore est âgé de 31 ans. Si la SNCF et l’Etat ont pris conscience du déficit d’investissement pour le renouvellement du réseau , ce n’est que très récemment… (voir Graphique).

Mais il y a aussi l’augmentation de la fréquentation qui a explosé ces dernières années. Rien que pour les TER et Transiliens, le trafic a augmenté de près de 60% entre 1990 et 2014. Pour le TGV, c’est plus de 200% sur la même période !

Si l’engouement du train ne se dément pas - l’année 2017 révèle une nouvelle hausse de la fréquentation, mais également des bénéfices - la SNCF comme l’Etat semblent avoir mal anticipé cette progression. Reste à savoir si, avec une dette qui approche les 50 milliards, l’entreprise pourra faire face à cette demande grandissante.



Source :

Europe 1, Jean-Claude Delarue : "La SNCF est responsable de la baisse de la maintenance", 8 janvier 2018

Europe 1, SNCF : en 2017, les trains plus souvent en retard mais plus fréquentés qu'en 2016, 8 janvier 2018

Huffpost, SNCF: Pourquoi son PDG Guillaume Pepy semble indéboulonnable malgré les pannes à répétition, 8 janvier 2018

Le Figaro, Contre les pannes, le gouvernement demande un audit à la SNCF, 8 janvier 2018

La Croix, La SNCF rattrapée par le sous-investissement dans les infrastructures, 28 décembre 2017

Le Figaro, SNCF : retour sur six mois d'incidents et de galères pour les voyageurs, 8 janvier 2018

Les Echos, SNCF : des résultats presque trop bons en 2017, 7 janvier 2018

Capital, Intercités : bienvenue à bord des trains les plus déglingués de la SNCF, 25 avril 2016

Le Monde, « Le taux de retard global des trains s’est dégradé à cause de plusieurs facteurs », 27 décembre 2017

Transportrail.canalblog.com, 1990-2014 : quel équilibre développement/renouvellement ? 16 février 2017

Le Parisien, Plus de 5,2 milliards d’investissements pour la SNCF en 2018, 2 janvier 2018

Autorité de la qualité dans les transports, Evolution du trafic

Challenges, Ni TGV, ni TER... A quoi servent les trains "Intercités" ? 4 décembre 2014

Réduire
Partager ce contenu via facebook Partager ce contenu via twitter Partager ce contenu sur google plus Partager ce contenu sur LinkedIn Épingler ce contenu Partager ce contenu par email
Ça vous a plu ? Envie d'accéder à tous nos contenus, sans limite ?
DEVENEZ PREMIUM !
TESTER UN MOIS GRATUITEMENT

Sur le même thème


Cette semaine sur cFactuel


Dans la catégorie "vidéos"


Vos réactions


PUBLIER LE COMMENTAIRE
Le 12/01/2018 à 10h20
Comment peux t on comprendre le chiffre exorbitant du déficit alors qu' il y a plus de voyageurs et moins investissement...
PUBLIER LE COMMENTAIRE
Le 12/01/2018 à 10h28
Bonjour les 50 milliards d'euros correspondent à la dette totale de la SNCF. Elle est en grande partie liée aux investissements réalisés sur les LGV. Cette dette est dite structurelle car elle existe depuis des décennies. En 1990, elle était déjà de 30 milliards. Si elle ne pose pas de problèmes majeurs au fonctionnement de l'entreprise, elle peut devenir problématique si de lourds investissements sont nécessaires... Ce qui est le cas aujourd'hui.