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L’Europe face aux extrêmes
12 Mai 2017
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L’Europe face aux extrêmes

L’Union européenne peut souffler. Les Français, malgré une forte poussée des idées eurosceptiques, ont choisi un président favorable à l’UE.

Cette élection était cruciale, car la France a toujours été un moteur dans la construction européenne. En 1951, la communauté européenne du charbon et de l’Acier a pu voir le jour grâce à la France et l’Allemagne. Paris sera aussi un acteur incontournable de la création de la Communauté économique européenne en 57, qui deviendra ensuite l’Union européenne en 1993.

Imaginer à la tête du pays un chef d’Etat ouvertement europhobe aurait donc pu bloquer l’Union voire, comme Marine le Pen l’appelait de ses vœux, la faire exploser.

C’est donc un soulagement à Bruxelles et c’est même un double soulagement.

Pourquoi double ? Car en mars, ce sont les Pays-Bas qui votaient. Et comme en France, un parti europhobe d’extrême droite était aux portes du pouvoir.

L’Allemagne vote également en septembre, mais contrairement à la France et aux Pays-Bas, c’est un duel plus traditionnel qui attend les Allemands. Conservateurs contre socio-démocrates. Droite contre gauche.

Ce type de duel – qui était la norme dans les démocraties du continent – est d’ailleurs de plus en plus rejeté par les électeurs. En Europe, on observe l’émergence de partis extrémistes qui arrivent au pouvoir, comme en Pologne, en Hongrie, en Bulgarie, en Finlande ou en Grèce, avec cette fois la présence d’un parti de la gauche radicale.

Ailleurs, en France, en Belgique, en Autriche, au Danemark, ces partis dépassent les 20% des suffrages exprimés lors des derniers scrutins nationaux.

Cette renaissance des extrêmes a deux causes, liées entre elles : la crise économique et la crise des idées sociales-démocrates.

La première cause n’est pas un scoop. Au 20e siècle déjà, les crises économiques, le chômage de masse, l’augmentation de la pauvreté nourrissaient les partis extrémistes. Touchés par la crise de 2007, les pays européens et l’Union ont tardé à proposer des solutions, laissant le champ libre à l’extrême droite et à la gauche radicale.

Et c’est là que se trouve la deuxième cause. Les partis socio-démocrates, comme le PS en France, payent leur manque de propositions et de résultats pour lutter contre les injustices et le chômage. Qu’ils soient au pouvoir ou non, ces partis ont vu leur électorat se tourner vers ceux proposant une politique plus en faveur du peuple, pour plus d’égalité et contre l’épouvantail… j’ai nommé : le système.

Concernant les conservateurs, même s’ils ont aussi souffert des poussées populistes, ils tirent leur épingle du jeu car ils sont vus comme les propriétaires naturels du libéralisme économique.

Sources

La Tribune, Pourquoi la social-démocratie européenne est en crise, 2 avril 2015

Le Monde, Le « trou noir » de la social-démocratie européenne 18 janvier 2011

Libération, Extrême droite : de la Finlande à la Grèce, la dérive européenne, 20 mai 2016

Slate, La troisième défaite des populistes européens, 8 mai 2017

La Croix, En Allemagne, les populistes marquent le pas, 10 mai 2017

France Bleu, Europe : la vague populiste touchera-t-elle les Pays-Bas ? 14 mars 2017

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résultats du sondage
721 participants

Comme Emmanuel Macron, souhaitez-vous un renforcement de l'Union européenne ?

Oui
69%
Non
18%
Je n'ai pas d'opinion
13%

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Vos réactions


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Le 13/05/2017 à 19h58
"comme Emmanuel Macron, souhaitez vous un renforcement de l'union européenne"
Cette question représente exactement le genre de sondages qui permettent de faire dire aux gens ce qu'ils ne pensent pas vraiment, d'exploiter la réponse et d'en tirer les conclusions qui nous conviennent...
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Le 15/05/2017 à 09h09
En effet, la question de ce sondage n'était pas bien formulée et pouvait orienter le jugement du lecteur. Nos sondages ont pour objectif de faire réagir les utilisateurs de cFactuel, de créer de l'interaction, mais nous ne sommes pas un institut... Et cela ce voit ;-) . Merci pour ces remarques Nattyboy, nous serons plus attentifs à cela.
Le 13/05/2017 à 13h56
J'ai bien compris également que votre angle d'étude traitait des évolutions européennes sur l'union. Sur ce point, je pense également qu'il y a différents rejets de la construction européenne. Le brexit, comme les différents référendums européens, caractérisent différents rejets. Il y a un rejet de droite, d'extrême droite et de gauche, dont les points de vue ne se rejoignent pas. Mais partout on parle de "pros" et "d'antis", ce n'est à mon avis pas constructif. À force de nier certains arguments, de s'ancrer dans une idéologie libérale, d'assimiler toute critique à un archaïsme, l'Europe prend de gros risques et s'expose à un rejet toujours plus fort. Il me semble d'ailleurs que c'est exactement ce à quoi on assiste.
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Le 13/05/2017 à 13h44
J'avoue que le terme falsification est un peu fort et dépasse vous intentions, mais je pense que l'utilisation de ce terme vous fait le même effet qu'à d'autres la comparaison Fn et FI... Vous maintenez d'ailleurs votre comparaison entre les deux programmes, alors qu'elle ne résiste pas à mon humble avis à une analyse sérieuse. Le Fn agrémente son programme de mesures sociales pour gagner des voix mais leur programme n'est pas clair et probablement mensonger. Les mesures sociales et économiques de la FI sont bien plus proches du courant socialiste de Hamon que du Fn. La lecture du programme devrait vous en convaincre. De même le côté écologique du programme rapproche bien plus la FI des socialistes et des verts que du Fn. Le Fn propose la sortie de l'Europe, alors que la FI souhaite une réelle renégociation des traités, et utilise l'argument de la sortie pour peser davantage. Sujet trop complexe pour en débattre ici mais pour ce dont il est sujet ici, la visée du Fn et de la FI sur ce point sont diamétralement opposés. Le Fn est un parti qui trompe, et je persiste à dire qu'il est insultant de comparer la FI au Fn. On pourrait comparer le Pen à Trump, et Melenchon à Sanders, dont l'équipe a d'ailleurs soutenu la FI. Je retire donc le terme falsification mais maintiens celui de simplification excessive qui caractérise vos arguments, et qui au final conduit à l'erreur de jugement. Une politique keynésienne implique un état fort, ceci n'a absolument rien d'extrémiste, et n'a rien de commun avec l'extrême droite. Je vous invite donc à reconsidérer votre étude des différents programmes.
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Le 12/05/2017 à 11h55
Cette analyse, comme tant d'autres, renvoie dos à dos "les extrêmes". Le mouvement qualifié de parti d'extrême gauche, en France, défend un programme économique keynésien, et est dénoncé sur ce point par les partis de gauche radicale comme le npa. Les curseurs gauche droite, à force d'être poussés toujours plus à droite, le renoncement des partis de gauche, etc, sont aussi une des clés permettant de comprendre l'émergence de nouveaux partis. De même, l'opposition pro et anti européen est une simplification qui ne permet pas de comprendre mais de disqualifier toute critique sur le fonctionnement de l'Europe.
Le format court à visée pédagogique n'excuse pas la falsification des arguments.
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Le 12/05/2017 à 22h21
Bonjour Nattyboy,

Nous ne cherchons pas à renvoyer dos à dos les extrêmes, au contraire. D'abord, c'est bien la crise économique et l'échec des partis socio-démocrate à répondre aux attentes des populations qui ont permis l'émergence de ces partis. Ensuite, l'étude des programmes de Mélenchon et de Le Pen indique de nombreux points communs comme une politique de relance ou un retour de l'Etat fort, l'Etat stratège. Ces partis sont donc relativement proches (Attention, j'ai dit relativement :-) )

Concernant le rejet de l'Europe, je vous rejoins sur l'aspect "simplifié". En revanche, il est faux de considérer que cela disqualifie la critique. L'angle de cette vidéo ne traitait pas des propositions françaises sur l'Union, mais des évolutions politiques sur le continent.

En revanche vous pouvez revoir notre infographie sur les programmes des candidats sur l'Europe. Vous pourrez constater qu'à l'unanimité les 11 candidats proposent des évolutions et critiquent le fonctionnement actuel de l'UE.

Enfin, je ne partage évidemment pas votre avis sur la falsification. Notre travail consiste à fournir une information factuelle. La rédaction et moi-même travaillons à rester le plus objectifs possibles. Par le travail d'équipe, nous tentons d'éliminer notre subjectivité personnelle. Par la multiplication des sources, nous nous assurons de la véracité de nos propos. Mais malgré la méthode, le souci de dissocier les explications et les convictions, la diversité des regards et des sensibilités dans l'équipe, nous avons pu minimiser un aspect qui pourrait vous sembler important.

Je crois pourtant que notre travail, s'il peut vous sembler incomplet, ne peut pas être taxé de falsification.