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La santé n'a pas de prix ?
7 Avril 2017
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La santé n’a pas de prix ?

Luc n’est pas dans son assiette. D’ailleurs, il sort de consultation et son médecin lui a prescrit un antibiotique pour soigner une angine bactérienne. A la pharmacie, il tend son ordonnance et sa carte vitale… et repart chez lui. D’ici 4 ou 5 jours, il pourra profiter de ces belles journées d’avril.

Jusqu’ici une histoire banale que nous connaissons tous. Mais quand on regarde de plus près… encore plus près… Oui ici. Luc n’a rien payé pour son traitement. Et pourtant il a bel et bien un prix cet antibiotique.

Recherche, essais pré-cliniques, essais cliniques sa conception aura nécessité 10 ans de travail. Ensuite il faudra entre un et trois ans pour obtenir une autorisation de mise sur le marché. Tout cela a un coût mais c’est l’assurance-maladie qui le prendra à sa charge.

Alors pour une boite de paracétamol ou un antibiotique, tout se passe bien. Pour d’autres produits innovants et traitant des maladies graves les choses peuvent s’emballer. C’est ce qui s’est passé en 2014, à la sortie du Sovaldi, un traitement contre l’hépatite C.

Au départ, un traitement coutait 41000 euros par personne. Quand les estimations évaluent la population atteinte en France à 400000 personnes, on imagine la tête des comptables de la Secu (16,4Mds d’euros).

Mais pourquoi ce traitement était-il si cher ?

Ici, ce n’est pas le coût de production qui est facturé par le laboratoire. Si le prix est si élevé, c’est que Gilead, le laboratoire créateur du Sovaldi, cherche à faire un maximum de profit tant qu’il est le seul à proposer le traitement.

Et j’imagine qu’avec l’arrivée de concurrents, les choses changent.

Tout à fait. Pour qu’un médicament soit remboursé, il doit d’abord apporter une innovation, un intérêt médical. Le Comité économique des produits de santé va alors fixer le prix de vente. Une phase où le laboratoire va négocier le prix. Quand il est seul est que son produit est innovant, il est alors en position de force. S’ils sont plusieurs, le rapport de force change. Un laboratoire trop gourmand prendrait alors le risque de ne pas être remboursé et donc de perdre le marché français.

C’est sans doute ce qui a décidé Gilead, le 31 mars, à baisser ses prix. En décembre 2016, deux laboratoires concurrents avaient accepté un prix maximum à 28000 euros.

Le prix reste élevé mais cette nouvelle situation permet à l’assurance –maladie de souffler et à la ministre de la Santé de respecter sa promesse d’un accès universel aux traitements contre l’Hépatite C. A l’origine, la ministre avait imposé un plafond pour le remboursement de ces traitements. En clair, un quota de patients traités chaque année.

Le Parisien, Soins : le prix des médicaments contre l’hépatite C va baisser, 31 mars 2017

Sciences et Avenir, Comment le prix d'un médicament est-il déterminé en France ? 24 février 2015

AFP, Les prix des traitements de l'hépatite C vont fortement baisser, 31 mars 2017

Ministère de la Santé, Communiqué de presse, 31 mars 2017

Les Echos, Hépatite C : des cures abordables pour tous, 31 mars 2017

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558 participants

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Vos réactions


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Le 07/04/2017 à 13h08
Interessant.. mais quand on aide la recherche via le telethon ou le sidaction... est ce que les brevets qui en decoulent sera public ou privee (et donc potentiellement a 46000€ le traitement) ?
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Le 10/04/2017 à 09h16
Bonjour Laclac,
Concernant les dons récoltés par des associations, nous n'avons pas trouvé de législation particulière sur leur utilisation. En revanche, la loi du 7 aout 1991 oblige l'association à publier la façon dont elle a utilisé ces dons.
A ce titre, nous n'avons relevé que des organismes publics dans les bénéficiaires des fonds des grandes associations du type Sidaction ou AFM.
Pour ce qui est des brevets potentiellement déposés, ils retombent donc dans les mains des organismes publics. En revanche rien n'empêche alors l'organisme ou le chercheur de créer une entreprise autour d'une découverte financée par des dons.