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La jungle de Calais
19 Février 2016
Voir la retranscription

Retranscription de la vidéo : "La jungle de Calais"

Ils sont désormais plus de 7.000 à vivre dans un camp, au nord-est de la ville de Calais.

Ce camp est appelé "la jungle". Soudanais, Syriens, Erythréens, Afghans,… les habitants du plus grand bidonville d’Europe sont tous des migrants. La plupart d’entre eux sont des réfugiés politiques. Installés dans des cabanes de bâches et de planche, voire simplement dans des tentes ; leur objectif est de passer en Grande-Bretagne.

La jungle fonctionne désormais comme une petite ville. Il y a des magasins, un boulanger, des restaurants, un coiffeur et même quatre lieux de culte. Mais c'est une ville sans eau, sans sanitaire, ni électricité.

Mais comment en est-on arrivé là ?

Pour la plupart, ces migrants sont anglophones et misent sur la facilité d’accès au marché du travail outre-manche. La région de Calais a toujours été une porte d’entrée vers l’Angleterre. En effet, les Ferry, mais aussi l’Eurostar, y partent quotidiennement.

Dès 1999, l’affluence des migrants avait amené le gouvernement Jospin à ouvrir un centre d’accueil d’urgence, à Sangatte. Prévu pour 200 personnes, il va compter jusqu’à 1.600 personnes et sera fermé en 2002. On lui reprochait de créer un appel d’air, d’encourager les migrants à venir.

Dispersés, les migrants se regroupent alors dans des camps autour du port de Calais et de l’entrée du tunnel. En 2009, près de mille personnes sont en attente dans la région de Calais.

Mais les vagues de migrants notamment liées à la guerre en Syrie font exploser ce nombre. Entre juillet 2014 et octobre 2015, la préfecture indique que le nombre de migrants est passé de 800 à 6.000.

Aujourd’hui, deux autres camps similaires ont été recensés autour de Dunkerque. Comme à Calais, l’objectif est identique : l’Angleterre.

Mais pourquoi ces gens sont-ils bloqués à Calais ?

Le Royaume-Uni est le seul pays de l’Union Européenne à ne pas appartenir à l’espace Schengen. La France a donc l'obligation d'opérer les contrôles d'entrée et de sortie de son territoire.

Une situation qui oblige la France à gérer les demandes d’asile vers le Royaume-Uni.

La résolution de la crise migratoire à Calais a donc deux volets : Un volet humanitaire, où la France doit répondre à ses obligations. L’Etat et la ville de Calais ont été condamnés en novembre 2015 pour l’absence de prise en charge, notamment des mineurs.

Le second volet, politique, sera de rouvrir des discussions avec les autorités britanniques, afin d’améliorer le traitement des demandes d’asile à destination de Londres et la gestion des réfugiés souhaitant traverser la Manche et prenant toujours plus de risques.

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