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Non, il n'y a pas plus d'ouragans qu'il y a 50 ans
14 Septembre 2017
Non, il n'y a pas plus d'ouragans qu'il y a 50 ans - Une infographie cFactuel Voir la retranscription

Non, il n’y a pas plus d’ouragans qu’il y a 50 ans

Les Antilles et les États-Unis ont été traversés ces dernières semaines par 2 ouragans destructeurs : Harvey et Irma.

L’effet du réchauffement climatique sur ce genre d’évènements est souvent mis en avant : qu’en est-il réellement ?

Bloc 1 : C’est quoi, un ouragan ?

« Ouragan, cyclone, typhon. Trois mots pour parler d’une seule chose : une perturbation atmosphérique violente. »

- Attends… une perturbation… comme quand il pleut ?

- Oui, c’est la même chose, mais en beaucoup plus violent !

Ampoule : Ces phénomènes tourbillonnaires tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens contraire dans l'hémisphère nord.

Les conditions de formation et de tenue :

- Plus l’eau est chaude, plus le phénomène va gagner en puissance !

L’échelle Saffir-Simpson

Ces phénomènes sont classés selon la vitesse des vents :

Le saviez-vous ?

Entre 0 et 63 km/h, on parle de dépression et entre 64 et 118 km/h de tempête tropicale.

Ces phénomènes n’intègrent pas l’échelle Saffir-Simpson, car ils ne provoquent pas ou peu de dégâts.

Bloc 2 : L’activité cyclonique

« Les récents ouragans, leur violence et leurs dégâts sont-ils la preuve du réchauffement climatique ? »

Météo France :

- Pour cela, il faudrait s’assurer que leur fréquence, mais aussi leur intensité et leur durée de vie augmentent notablement.

Note de la rédaction :

Nous étudions ici l’évolution depuis 1945 du nombre de cyclones, de leur intensité et de leur durée de vie afin de répondre à la question.

Nous avons décidé d’étudier 2 bassins parmi les 7 dans lesquels les ouragans évoluent :

Atlantique, Pacifique Nord-Est, Pacifique Nord-Ouest, Indien Nord, Pacifique Sud, Indien Sud-Ouest et Indien Sud-Est.

Les données proviennent du National Hurricane Center (USA) pour l’Atlantique, où l’on parle d’ « ouragans » et de Digital Typhoon (Japon) pour le Pacifique Nord-Ouest., où l’on parle de « typhons ».

Bassin Atlantique

* Cyclone majeur = cyclone de catégorie 3 ou +

Durée de vie moyenne des ouragans majeurs :

Conclusion : Sur les 3 indicateurs, on observe que le niveau actuel est comparable à celui d’il y a 70 ans sur le bassin Atlantique.

Ampoule : Et en plus, c’est le plus violent en termes de rafales mais pas pour ce qui est des vents soutenus !

Bassin Pacifique Nord-Ouest

* Super Typhon = Typhon dont les vents soutenus dépassent 241km/h

Durée de vie moyenne des super typhons :

Note de la rédaction :

La période 1945-1949 ayant eu particulièrement peu de typhons, nous avons jugé qu’elle ne serait pas une période de référence fiable.

Conclusion : Le nombre de typhons, de super typhons et leur durée de vie sont comparables, voire inférieurs à leur niveau il y a 70 ans.

Synthèse

1/ L’activité cyclonique est très variable, notamment à cause de phénomènes climatiques comme El Nino (qui se produit tous les 5 à 7 ans). On perçoit d’ailleurs des pics d’activité à cette période, potentiellement liés à ce phénomène.

2/ L’activité cyclonique des dernières années n’est pas anormale et n’est donc pas une conséquence directe du réchauffement climatique.

Bloc 3 : Les conséquences du changement climatique

« Même si l’activité cyclonique actuelle est « normale », elle va s’intensifier dans l’avenir en raison du changement climatique. »

Une des conséquences du changement climatique : l’augmentation de la température des océans

Le réchauffement de l’eau va a priori augmenter l’intensité des cyclones, mais pas nécessairement leur nombre.

Pour aller plus loin :

Une température de surface de l'océan plus élevée ne « facilite » en effet pas forcément la naissance de cyclones.

Mais un cyclone déjà bien formé « puisera » bien plus d'énergie pour se renforcer au-dessus d'océans réchauffés.

Minute Meteofrance :

« En l'état actuel des connaissances, les simulations effectuées par les modèles climatiques montrent une possible baisse de la fréquence des cyclones tropicaux sur l'ensemble de la planète. Dans le cinquième rapport du GIEC (2013), les experts estiment aussi que les plus gros cyclones seront probablement plus puissants, avec des vents maximums plus élevés. »

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Le 16/09/2017 à 12h22
Selon les observations (indice ACE), l'énergie cumulée des cyclones/typhons/ouragans est en légère diminution depuis 10 ans et est même revenue à son niveau des années 1975. Voir : Voir « mythes et légendes I et II » sur le site Pensée Unique.

Par ailleurs, les statistiques des cyclones dans la région des Caraïbes (source : NOAA) montrent qu’IRMA, malgré sa violence, n’est pas dans le top 10 des basses pressions (914 hPa pour Irma, le record étant de 882 hPa avec Wilma en 2005, suivi par Gilbert en 1988 avec 888 hPa, puis par « Labor Day » en 1935 avec 892 hPa). Selon le critère de vitesse maximale du vent soutenue pendant 1 minute, Irma ne se hisse pas non plus à la première place mais à la deuxième, qu’il partage avec trois autres ouragans.
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