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La décroissance, une solution à la surconsommation
28 Novembre 2017
La décroissance, une solution à la surconsommation - Une infographie cFactuel Voir la retranscription

La décroissance, une solution à la surconsommation ?

Le Black Friday et le Cyber monday, deux journées entièrement dédiées à la consommation effrénée, sont derrière nous.

Aux États-Unis, ces 4 jours pesaient 60 Md$ d’achats (630 M€ en France) en 2016. Ces courses à la promo sont à l’exact opposé d’un mouvement né dans les années 70 : la décroissance.

B1/ De quoi parle-t-on ?

“La décroissance est un concept en opposition avec l’idée générale que la croissance du PIB et l’augmentation des richesses produites est nécessaire pour améliorer la qualité de vie des habitants.”

1er mars 1972 : Un économiste américain publie un rapport intitulé “Halte à la croissance”. C’est la première étude complète alertant sur les dangers de la société de consommation.

B2/ Le constat

Le modèle actuel

Les pays ont tous le même objectif : produire plus chaque année pour générer de la croissance (c’est le productivisme).

Ce modèle part du postulat que c’est l’augmentation des richesses d’un pays qui permet l’augmentation du niveau de vie de ses habitants.

(N’hésitez pas à aller voir ou revoir notre infographie sur le PIB !!!)

> Mais ce fonctionnement entraîne une hausse de la pollution et un épuisement des ressources naturelles (pétrole, gaz, eau etc.) !

L’objection

Pour les partisans de la décroissance, ce modèle infini ne peut pas fonctionner dans un monde fini et mène inévitablement à des pénuries et des crises. En clair, nous savons que les réserves en pétrole, en charbon, en poissons, en eau etc. sont limités, il est absurde que baser notre modèle économique sur une croissance infini.

Le modèle décroissant proposé

Le monde doit réduire la production. Ce sont les pays les plus avancés qui doivent progressivement diminuer la quantité de richesses qu’ils produisent, car ce sont eux qui consomment la plus grande quantité de ressources naturelles.

Baisse de production =>(nécessite) Baisse de la consommation => (nécessite) augmentation de la réutilisation (développement du don, de l’échange et/ou lutte contre l’obsolescence programmée)

Ampoule : La décroissance n’est donc pas une opposition au progrès technologique qui aurait pour finalité de nous faire revenir au Moyen Age. Mais vise à avoir une économie qui fabrique moins de richesses tout en étant “connectée” avec son temps.

B3/ Le débat

“La décroissance est un modèle qui fait débat et qui, pour l’instant, n’est soutenu par aucun grand parti politique.”

La question de l’emploi :

=> Contre : la diminution de la production va entraîner la fermeture d’usines et donc la suppression d’emplois.

=> Pour : la solution est la diminution du temps de travail afin de partager le temps de travail “restant”.

La question du commerce international :

=> Contre : la décroissance va nuire à la compétitivité du pays et n’est donc pas applicable dans une économie ouverte.

=> Pour : ce modèle ne peut en effet être mis en place que dans le cadre d’une coopération internationale où les différents pays mettraient en place des règles communes.

Exemple 1 : Une limitation du temps de travail commune pour les pays les plus avancés afin d’empêcher le dumping social.

=> Si un des pays ne respecte pas la règle, la productivité de ses ouvriers devient alors beaucoup plus importante que celle de ses concurrents.

Exemple 2 : Une limitation des émissions de CO2 pour obliger les pays à limiter leur impact sur l’environnement.

La question de la pauvreté :

=> Contre : faire décroître les pays riches et laisser les pays pauvres se développer, tout en conservant un niveau de création de richesses stable revient à un appauvrissement important des pays riches.

=> Pour : la décroissance doit être sélective pour lutter contre le productivisme sans atteindre la population sur les consommations de base (alimentation, santé, etc.) En clair, il faut par exemple réduire la production de vêtements, de voitures avant la production de médicaments ou de nourriture.



Ouverture

Si la décroissance ne fait pas l’unanimité dans la population, loin de là, cette théorie dispose d’une bonne exposition médiatique.

En particulier avec le jour du dépassement qui, selon les associations qui le calculent, représente le jour où l’humanité a consommé/émis/extrait la totalité de ce que la planète était capable de fabriquer/renouveler/absorber en un an. En 2017, ce jour a été fixé au 2 août et signifie qu’il faudrait presque deux Terres pour absorber notre mode de vie actuel.

Preview :

Post FB :

Black Friday, Cyber Monday… des événements dédiés à la consommation. Et si on en profitait pour faire la lumière sur ce que prônent certains : la décroissance.

Visuel FB :

La décroissance

Concept opposé à l’idée générale que l’augmentation des richesses produites est nécessaire pour améliorer la qualité de vie des habitants.

La question de l’emploi :

=> Contre : suppression d’emplois.

=> Pour : diminution du temps de travail

La question du commerce international :

=> Contre : impossible dans une économie mondialisée

=> Pour : mise en place d’une coopération internationale

La question de la pauvreté :

=> Contre : appauvrissement important des pays riches

=> Pour : pas d’atteinte sur les consommations de base

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Vos réactions


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Le 29/11/2017 à 09h09
Merci d avoir traité ce sujet qui fait réfléchir sur notre mode de consommation...
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Le 28/11/2017 à 13h06
Merci pour cet exposé sur ce sujet passionnant et ô combien important
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Le 28/11/2017 à 08h39
Malheureusement ce concept a peu de chance d'exister.. Personne en Europe ne le met il en avant ?
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Le 28/11/2017 à 09h02
Actuellement aucun pays du monde préconise la décroissance. En France aucun des "grands partis" s'oriente vers ce concept. En revanche il est présent dans le monde associatif. Un journal est même publié. Il s'appelle "La Décroissance".
Le 29/11/2017 à 00h02
Montebourg en parlait un moment. Mais c'est vrai qu'aucun politique majeur n'en fait son cheval de bataille