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L'industrie des fake news
9 Janvier 2018
L'industrie des fake news - Une infographie cFactuel Voir la retranscription

L’industrie des fake news

Le 3 janvier lors de ses voeux à la presse, Emmanuel Macron a annoncé qu’il souhaitait une loi pour lutter contre les “fake news”, en imposant notamment plus de transparence sur l’origine des contenus sponsorisés sur les réseaux sociaux.

Mais derrière le phénomène des fausses infos, il y a une industrie qui génère des millions.

Voyage dans la fabrique des fake news.

B1/ De quoi parle-t-on ?

[Proposition graphique : sur le côté une “Fake news” avec :

Titre : Emmanuel Macron vend de la drogue pour arrondir ses fins de mois

Chapeau : Il a été aperçu Place de Clichy en train de dealer du cannabis en compagnie d’un trafiquant bien connu des services de police, Harry Rastaf.

Illustration : Macron en caillra contre un mur]

1/ C’est une information fabriquée ou largement modifiée.

=> On exclut donc les points de vue partisans sur un fait avéré.

2/ Elle est délibérément créée et diffusée

=> On exclut donc les erreurs de journalisme

3/ Elle se construit autour d’un titre racoleur

- Attends, ta définition inclut les sites parodiques, comme Le Gorafi, c’est normal ?

- Pour ces sites, c’est compliqué... Ils précisent sur leur page qu’ils sont parodiques mais peuvent malgré tout être à l’origine de rumeurs persistantes.

=> Cela peut devenir problématique quand il s’agit d’un sujet sensible, comme la politique ou la santé.

Ampoule

Dans le classement BuzzFeed des sites ayant le plus contribué aux Fake News en 2017, en termes d’engagement sur les réseaux sociaux, la 1re place revient à World Daily News Report, un site canadien de fausses infos parodiques !

Une fake news (non parodique) peut avoir 2 objectifs :

Notamment en période électorale (ex : présidentielle aux Etats-Unis et en France, Brexit).

Objectif : influencer l’opinion pour faire basculer le vote.
“Hillary Clinton dirige un réseau de pédophilie basé dans une pizzeria de Washington” (ceci est un exemple réel !)

Objectif : permettre aux créateurs de gagner de l’argent.

B2/ Un business florissant

“Créer et construire des fake news peut être très lucratif, et une grande partie des fake news qui ont accompagné l’élection américaine ont été produites à des fins financières.”

En pratique :

=> Ces bénéfices proviennent des pubs placées sur son site

Pour aller plus loin :

Emmanuel Macron souhaiterait, dans sa loi “anti fake news”, limiter les montants qui peuvent être alloués à la promotion des contenus sur les réseaux sociaux en période de campagne électorale.

Le développement de ce business a été rendu possible par :

Il y a 20 ans, pour produire des infos, il fallait avoir accès aux médias (télévision, radio, presse écrite). Aujourd’hui, créer et entretenir un site web ne coûte “rien”.

Ils ont permis la diffusion en masse de contenus pour un coût très faible.

Que chaque citoyen ait les moyens de s’exprimer librement est bien sûr une bonne chose pour la démocratie. Mais le revers de la médaille, c’est que n’importe qui peut diffuser de fausses informations sans difficultés !

- Mais alors, combien ça peut rapporter les fake news ?

- Difficile à dire, mais de nombreuses personnes vivent (très bien) de cette activité.

Paul Horner

Cet américain a largement profité de ce business, notamment pendant la campagne électorale aux Etats-Unis, où il a gagné jusqu’à 18 000 $/mois.

Il possède plusieurs sites qui ont notamment diffusé des fake news sur Barack Obama et Hillary Clinton.

Vélès, Macédoine

Ancienne ville industrielle

44 000 habitants

Chômage élevé

=> valeur inconnue mais au niveau national : 25%.

Durant la campagne électorale aux Etats-Unis, elle est devenue la “capitale des fake news”. Plus de 150 sites internet d’infos y ont été enregistrés, la plupart relayant de fausses infos pro-Trump en anglais.

=> Les adolescents gérant ces sites pouvaient ainsi gagner au moins 1 000 $/mois, quand le salaire moyen est de 381$ en Macédoine.

PAPL :

Il existe aussi un business de décrédibilisation de personnalités politiques et de journalistes. La société de cybersécurité Trend Micro a publié dans son rapport de 2017 les prix que les opérateurs proposent aux intéressés pour de telles campagnes :

Par exemple, créer un site coûte 3 000 $ et le peupler de fake news concernant la personne ciblée 5 000 $/mois.

Maxime Juramy

SOURCES

Les Échos, Macron annonce une loi contre les « fake news », 03/01/2018

Slate, Dans la capitale mondiale des fausses informations, 18/02/2017

BuzzFeed, These Are 50 Of The Biggest Fake News Hits On Facebook In 2017, 28/12/2017

Trend Micro, The Fake News Machine How Propagandists Abuse the Internet and Manipulate the Public

The Guardian, Pay to sway: report reveals how easy it is to manipulate elections with fake news, 13/06/2017

France Info, Des "fake news" très rentables... qui ont peut-être contribué à faire élire Trump, 24/03/2017

Le Monde, Enquête sur les usines à fausses informations qui fleurissent sur Facebook

Les Échos, Profession : businessman de « fake news », 24/09/2017

CNN, The Fake News Machine, Inside a town gearing up for 2020

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Dans la catégorie "Société"


Vos réactions


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Le 09/01/2018 à 09h52
Je trouve que ce n’est pas à l’Etat de s’en charger, il faudrait plutôt créer un organisme similaire à la CNIL. L’Etat n’est pas impartial malheureusement et je m’inquiète que certaines info soit CENSURÉES car “gênantes”.
PUBLIER LE COMMENTAIRE
Le 09/01/2018 à 21h06
Je ne crois pas que l’Etat veuille être l’entité en charge de déterminer ce qui est ou non une fake news. Il veut plutôt créer les gardes-fous pour limiter l’intérêt de recourir aux fakes news.