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Daech : et maintenant ?
1 Janvier 2018
Daech : et maintenant ? - Une infographie cFactuel Voir la retranscription

Daech : Et maintenant ?

L’année 2017 aura été celle du crépuscule du groupe terroriste Etat islamique. Après 3 années de terreur au Moyen-Orient mais aussi sur les 5 continents, Daech n’a plus de territoire. Mais cela ne signifie pas pour autant la disparition de la menace.

B1/ Grandeur et décadence

“De la proclamation du califat jusqu’à la chute de Rakka, l’État Islamique n’aura quasiment fait que reculer.”

En 2014, Daech régnait sur un territoire de 7 millions d'habitants aussi grand que l'Italie, à cheval sur la Syrie et sur un tiers de l'Irak.

En trois ans et demi, Daech a perdu 73% de son territoire total (et même 95% si l’on exclut les zones désertiques).

Son dernier bastion urbain est la ville de Boukamal située dans l’Est de la Syrie

B2/ L’essaimage

“Si l’Etat islamique a perdu son emprise territoriale, il reste une menace”

Daech ne s’est pas limité à une présence dans la zone irako-syrienne. Dès 2014, le mouvement travaille à faire germer de l’EI à travers le monde, et des groupes dhijadistes prêtent allégeance à Daech.

Dans le monde musulman :

Afghanistan/Pakistan/Indonésie/Philippines/Somalie/ Egypte (Sinaï)/Gaza/Libye/Sahel/Tunisie Algérie/Nigéria/Yemen/Liban/Soudan

En gras les plus actifs

La fin de l’emprise territoriale entraîne :

=> Les membres de l’EI en Syrie et en Irak à retourner dans la clandestinité.

=> le “transfert” de combattants sur d’autres théâtres.

Les djihadistes pourraient grossir les rangs de l’organisation dans d’autres pays fragilisés.

"Des rapports font état de la présence de 6.000 combattants africains parmi les 30.000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient", a déclaré Smail Chergui, Commissaire de l'Union africaine pour la paix et la sécurité



B3/ Les revenants

“Comme de nombreux pays, la France a vu de ses citoyens rejoindre l’EI. Aujourd’hui, certains reviennent.”

En décembre 2015, 1923 français étaient, selon la DGSI, impliqués dans le djihad en Syrie et en Irak. Depuis, parmi ces derniers :

Le retour de djihadistes en France pose plusieurs problèmes :

> Comment ça leur statut ?

> Sont-ils des combattants ? ont-ils commis des crimes ? etc.

> Qu’est-ce que ça change ?

> Selon ce statut ils ne seront pas jugés de la même manière.

> Mais s’il y a eu des crimes, c’est pas à la justice irakienne ou syrienne de s’en occuper ?

> Pas automatiquement

L’article 113-13 du code pénal

« la loi pénale française s’applique aux crimes et délits qualifiés d’actes de terrorisme (…) commis à l’étranger par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français ».

=> La France ne peut donc pas laisser à leur sort des combattants Français en Irak ou en Syrie.

=> La justice française à l’obligation de demander l’extradition de ces Français pour les juger en France.

Cette situation explique pourquoi la ministre de la Défense a déclaré le 15 octobre 2017 : "S’il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux. [...] Nous ne pouvons rien faire pour empêcher leur retour. Nous pouvons poursuivre le combat pour neutraliser le maximum de djihadistes."

Cette situation peut être critiquée car elle oblige la France à faire revenir des criminels dans l’Hexagone plutôt que de les laisser face à leur victime.

MAIS

article 113-9 du code pénal

« Aucune poursuite ne peut être exercée contre une personne justifiant qu’elle a été jugée définitivement à l’étranger pour les mêmes faits. »

Cela signifie que si la France laisse à la Syrie, l’Irak ou un autre pays le soin de juger eux-même un djihadiste Français, et qu’il est acquitté là-bas, il pourra ensuite rentrer en France librement, sans que les autorités puissent le rejuger.

En clair, souhaitons-nous laisser à la Syrie ou à l’Irak le soin de juger eux-même les crimes de Daech ?

Pierre Silvain

SOURCES :

Huffpost, CARTES. Les (rares) territoires encore contrôlés par Daech en Irak et en Syrie, 17 novembre 2017

Le Figaro, «Daech va revenir au bercail, en Afghanistan», 14 septembre 2017

RFI, Des Français dans les rangs de l’organisation Etat islamique en Afghanistan, 10 décembre 2017

Le Monde, L’Irak annonce la victoire contre l’organisation Etat islamique acquise, 9 décembre 2017

Le Monde, Comment l’Etat islamique a perdu 90 % de son territoire utile en Irak et en Syrie en trois ans, 13 mars 2017

7sur7.be, Non, l'État islamique ne disparaîtra pas, 6 septembre 2017

Wikipédia, Etat islamique

Telquel.ma, Près de 6.000 jihadistes liés à Daech pourraient revenir en Afrique (responsable UA), 11 décembre 2017

JDD, Collomb sur les Français de retour de Syrie et d'Irak : "Nous en sommes à 217 majeurs et 54 mineurs", 6 août 2017

Blog Le Monde, Georges Moréas, Le spectre des « revenants », 19 novembre 2017

Europe1, Florence Parly : "Si des djihadistes périssent à Raqqa, c’est tant mieux", 15 octobre 201

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Estimez-vous qu'il est nécessaire de faire revenir les djihadistes français en France, pour les juger "nous-mêmes" ?

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Vos réactions


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Le 01/01/2018 à 23h12
Mon opinion c'est que d'une façon où d'une autre il faut identifier et neutraliser les djihadistes français qui veulent revenir sur le territoire français. Il en va de notre sécurité et je ne comprendrais pas que l'état français agisse autrement. Il serait peut-être souhaitable d'adapter le code pénal pour qu'une personne potentiellement nuisible pour la société ne passe à travers les mailles du filet
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Le 01/01/2018 à 22h06
J’espère que tu as raison :)
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Le 01/01/2018 à 07h49
Je ne serais pas aussi confiant que toi. Je ne connais pas les justices Syrienne ou Irakienne. Il faut espérer qu’elles soient sévères...
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Le 01/01/2018 à 21h32
On peut largement penser qu'avec les terroristes ils ne font pas "dans la dentelle " , contrairement à la France !...
Le 01/01/2018 à 06h07
On comprends mieux maintenant pourquoi il est préférable de laisser la justice syrienne ou irakienne s'occuper de ces meurtriers!
En France ce serait le club med pour eux et ce n'est tout simplement pas acceptable. ...
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