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Trump, le monde et le marteau
14 Avril 2017
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Trump, le monde et le marteau

Le président américain est-il un dangereux va-t’en guerre qui va faire sombrer le monde dans le chaos ? Sans doute pas. Mais le regard du monde sur Trump a changé le 7 avril, après le bombardement d’une base aérienne syrienne. Cette action a été décidée après l’utilisation de gaz de combat par l’armée syrienne sur un village le 4 avril.

Cette intervention directe est une première : les Etats-Unis interviennent sur le territoire syrien depuis deux ans et demi (septembre 2014), mais c’était uniquement pour combattre Daech. Le président américain envoie ici plusieurs messages.

Le premier est sur sa ligne politique. Donald Trump a été élu sur un slogan : ‘America first’, et sur un principe : celui de s’occuper des Américains et de cesser d’intervenir partout dans le monde. En septembre 2013, après une première utilisation du gaz sarin par Damas et une possible intervention de Washington et Paris, il interpellait le président Obama, le mettant en garde contre une intervention. (« Président Obama, n'attaquez pas la Syrie. On n'en tirera rien, si ce n'est des ennuis considérables »)

Pour Trump, cette intervention - et l’abandon de son slogan - est un moyen de faire oublier ses échecs de politique intérieure. Que ce soit sur l’assurance-santé – L’Obamacare – qu’il n’a pas réussi à abroger, ou ses décrets anti-immigration qui ont été invalidés par la justice.

Le deuxième message est destiné à la communauté internationale. Avec cette intervention rapide, Trump signifie à ses alliés qu’il est bien là… contrairement à son prédécesseur. François Hollande a d’ailleurs salué l’intervention américaine…

Le troisième message est une mise en garde. Le président américain avertit qu’il n’hésitera pas à utiliser la force, s’il l’estime nécessaire. Un message qui a surpris les alliés de la Syrie : l’Iran et surtout la Russie, jusqu’ici habituée à l’indécision d’Obama. Un message qui a valeur au-delà du Moyen-Orient, jusqu’en Corée du Nord.

Deux jours après la frappe en Syrie, Trump a d’ailleurs ordonné à un porte-avion de faire route vers la péninsule. La Maison-Blanche considère le régime de Kim-Jong-Un comme la menace principale contre les Etats-Unis. Le 4 avril, Trump affirmait être prêt à une action pour stopper la menace d’une Corée du Nord dotée de missiles nucléaires capables de toucher l’Amérique.

En mai 2014, Barack Obama déclarait : « Ce n’est pas parce qu’on a le meilleur marteau qu’on doit voir chaque problème comme un clou ». Donald Trump n’est pas forcément opposé à cette déclaration, mais lui n’hésitera pas à enfoncer le clou. Au risque d’y laisser un doigt.

Sources :

Le Monde, Président Trump, semaine 11 : le marteau du chef de guerre, 9 avril 2017

Le Figaro, Donald Trump envoie un porte-avions vers la péninsule coréenne, 9 avril 2017

Les Echos, Trump menace ouvertement la Corée du Nord, 4 avril 2017

Les Echos, Trump bouleverse ses priorités en attaquant le régime syrien d’Al-Assad, 9 avril 2017

Le Monde, La conversion de Trump à l’interventionnisme, 8 avril 2017

Slate, Le raid américain en Syrie, un coup de semonce diplomatique, 8 avril 2017

Libération, Le coup de semonce de Trump, 7 avril 2017

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