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Iran : la République et la foi
13 Janvier 2017
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Iran : La République et la foi

La République d’Iran a perdu un de ses pères fondateurs.

L'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, l'un des hommes clés de la République islamique, est mort dimanche, à 82 ans à Téhéran.

Rafsandjani avait été un proche collaborateur de l’ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique d'Iran.

En 1979, le régime autoritaire du chah s’effondre. Ce sont alors des religieux qui vont s’emparer du pouvoir pour mettre en place un régime original, qui associe la religion – l’islam chiite – et un système démocratique.

Au sommet de l’Etat, on trouve le Guide suprême de la révolution. Ce poste, d’abord occupé par l’ayatollah Khomeiny, est aujourd’hui dans les mains de l’ayatollah Khamenei, un autre fondateur du régime.

Son rôle est de « préserver » les acquis de la révolution. Le Guide, qui est obligatoirement un religieux, commande les forces armées et exerce un contrôle sur l’ensemble des organes de l’Etat.

Il est élu à vie par l’Assemblée des experts, qui peut également le révoquer. Elle est renouvelée par le peuple tous les 8 ans.

Le Guide est également aidé par le Conseil de discernement, qu’il nomme et révoque, et qui a pour mission de définir les orientations politiques.

Le Guide, enfin, nomme 6 des 12 membres du Conseil des gardiens, dont la mission est de valider les lois votées par le parlement, et les candidatures à la présidentielle. En quelque sorte comme notre Conseil Constitutionnel.

Face à cet organigramme dominé par le religieux, et faiblement démocratique – les Iraniens n’élisent ici qu’une assemblée de 86 religieux – le système iranien dispose également d’un président et d’un parlement, tous deux élus par le peuple pour quatre ans.

Le président met en œuvre la politique dans le cadre déterminé par le Guide Suprême et le parlement vote les lois et approuve la composition du gouvernement.

Il y a donc deux volets dans le système iranien. Le premier est piloté par le clergé, il est faiblement démocratique. Le second, plus ouvert à la société civile, est largement soumis au suffrage universel. C’est lui qui met en place et exécute la politique du pays. Mais il le fait sous le contrôle étroit du volet religieux.

La disparition de Rafsandjani, partisan d’une domination plus limitée du religieux, est un coup dur pour les progressistes. Ils perdent un de leurs représentants les plus importants, il était en effet le président du Conseil du discernement.

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