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La guerre civile au Yémen
2 Septembre 2016
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10.000 morts. 30.000 blessés. C’est le bilan provisoire de la guerre civile au Yémen, un pays situé au sud de l’Arabie Saoudite. Depuis 2014, le pays est en proie à un violent conflit qui oppose le mouvement Houthis au gouvernement. Aujourd’hui, les rebelles contrôlent l’ouest du pays, y compris la capitale Sanaa, ce qui a forcé le gouvernement à s’exiler dans une autre ville, Aden.

Ce conflit est souvent présenté comme une guerre religieuse, avec d’un côté, le gouvernement sunnite, et, de l’autre, le mouvement Houthis, majoritairement zaïdites.

Le zaïdisme est un courant du chiisme. Sunnisme et chiisme sont les deux principales branches de l’islam. Au Moyen-Orient, de nombreux conflits les opposent.

Mais dans le cas du Yémen, la guerre civile n’est pas née d’une opposition religieuse mais bien de tensions politiques et économiques.

Depuis les années 1960, la population zaïdite, qui vit dans le nord du Yémen, a une autonomie réduite et profite peu de la redistribution des richesses dans le pays. Or, quand en 1990, la situation économique du Yémen se dégrade, elle se répercute rapidement sur la communauté zaïdite. Marginalisée et appauvrie, celle-ci pointe du doigt le gouvernement et l’accuse de corruption. C’est alors qu’apparaît Abdul-Malik al-Houthi, fils d’un chef religieux zaïdite.

Il souhaite plus d’autonomie pour son peuple et une meilleure répartition des richesses. Il parvient à regrouper des fidèles autour de lui. En 2004, après son assassinat, le mouvement rebelle prend son nom, les Houtihs.

Le groupe lance alors une première guerre contre le président Saleh, lui-même zaïdite. En juillet 2014, le mouvement armé s’empare du palais présentiel, alors occupé par le nouveau président sunnite Hadi. Le gouvernement s’enfuit alors et le pays tombe dans une guerre civile opposant les fidèles au gouvernement et les pro-Houthis. Depuis deux ans, le Yémen s’enlise dans cette guerre civile.

La situation est d’autant plus explosive que Daech et Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) en ont profité pour s’implanter au Yémen. Enfin, d’un point de vue régional, les Houthis sont soutenus par l’Iran chiite tandis que le gouvernement du Yémen est, lui, soutenu par l’Arabie Saoudite, sunnite ennemi juré de l’Iran.

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