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Turquie : quelle urne pour la démocratie ?
17 Mars 2017
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Turquie : Quelle urne pour la démocratie ?

Crise avec les Pays-Bas, tensions avec l’Allemagne… Les relations de la Turquie se dégradent avec certains pays européens… qui ne sont pourtant pas connus pour leur radicalité en matière diplomatique.

A l’origine ? Un référendum qui doit avoir lieu en Turquie le 16 avril et qui, s’il est approuvé, va modifier le système politique du pays.

Mais quel est le rapport entre ce référendum et l’Europe ?

Actuellement, la victoire du « Oui » est loin d’être acquise. Le pouvoir cherche donc à séduire les Turcs de l’étranger, nombreux dans l’Union européenne, en particulier en Allemagne mais aussi en Hollande, ou en France (2,7M en Allemagne, 650.000 en France, 400.000 aux Pays Bas). Certains politologues turcs estiment que le vote de la diaspora pourrait peser jusqu’à un point dans le vote.

Par crainte d’une opposition entre pro et anti, des meetings en faveur du oui ont été interdits dans certains pays. Le président turc, Erdogan, a dénoncé des « pratiques nazies ».

Européens ou turcs, les réactions des uns et des autres me semblent un tantinet disproportionnées.

Cela vient sans doute du contenu de ce référendum.

Actuellement, le système politique turc est parlementaire. En résumé, le Premier ministre est issu de la majorité à l’assemblée, il est responsable devant elle (motion de censure) et le président a, lui, un rôle plutôt honorifique.

La réforme constitutionnelle vise à transformer largement ce système pour donner plus de pouvoir au Président.

Le Président devient le seul chef de l’exécutif, à l’image du président américain. Mais, comme dans un régime parlementaire, il reste un chef de parti, ce qui lui donne une grande influence sur le parlement, qui ne peut cependant pas le censurer.

En fait, c’est un système assez proche de celui de la France ?

Il y a une différence majeure : en France, l’exécutif a deux têtes. Le Président doit composer avec un Premier ministre qui est, lui, responsable devant l’assemblée. Cela signifie qu’au moins une partie du pouvoir exécutif est sous la surveillance et le contrôle du législatif.

Le président turc, et c’est ce qui inquiète le plus les Européens, pourra aussi nommer les membres les plus importants du pouvoir judiciaire.

On comprend alors un peu mieux pourquoi le succès de la consultation est si crucial pour Erdogan.

Sources :

Constitution turque du 7 novembre 1982

Slate, En Turquie, Erdogan seul chef devant Dieu et son peuple, 21 janvier 2017

RFI, Référendum en Turquie: le camp du «oui» passe à l'offensive, 25 février 2017

Le Monde, Pouvoirs illimités pour le président turc Erdogan, 17 janvier 2017

Le Monde, Comprendre la crise diplomatique entre la Turquie, l’Allemagne et les Pays-Bas, 12 mars 2017

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Vos réactions


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Le 17/03/2017 à 07h54
Bravo. vidéo très claire.
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