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Alt-right : l'extrême-droite made in USA
24 Août 2017
Alt-right : l'extrême-droite made in USA - Une infographie cFactuel Voir la retranscription

Alt-right : l'extrême-droite made in USA


Contexte : Samedi 12 août 2017, lors d'un rassemblement de l'extrême-droite américaine, un activiste tue une militante anti-raciste en fonçant sur la foule d'opposants avec sa voiture.


  1. D'où vient l'alt-right ?

« L'alt-right » vient de « alternative-right » qui signifie droite alternative. C’est aujourd’hui un mouvement sans structure qui regroupe des personnes se retrouvant dans certaines valeurs.

Elle tire ses origines du paléo-conservatisme, courant minoritaire au sein des Républicains.

LSV : Richard Spencer est une des principales figures du mouvement et le fondateur du site altright.com. Il a fait polémique en décembre 2016 lorsqu'il cria "Hail Trump! Hail notre peuple! Hail la victoire!" lors d'un discours et auxquels les militants en face de lui ont répondu par des saluts nazis.


  1. Qui sont ces militants alt-right ?

Différentes mouvances et groupes d'extrême droite se reconnaissent dans l'alt-right :

PAPL : Le Sud confédéré remonte à l'époque de la Guerre de Sécession (1861-1865) opposant le Sud des États-Unis au Nord, notamment sur la question de l'esclavage. Le Nord, fortement industrialisé, voulait l'abolir, contrairement au Sud dont l'économie basée sur l'agriculture prospérait grâce à l'esclavage. Bien qu'aujourd'hui les nostalgiques de cette époque ne soient pas forcément esclavagistes, ils gardent à l'esprit cette supériorité de la race blanche sur les autres.

Dialogue :

« Comment autant de groupuscules différents se retrouvent-ils dans un seul un mouvement ? »

« À travers le thème central de l'idéologie « alt-right » : la question de la race et de l'identité blanche »

« C'est-à-dire ? »

« Tous ces groupes ont en commun le rejet du multiculturalisme qu'ils assimilent à une perte d'identité. Pour eux, les États-Unis est un pays composé d'hommes blancs, ils rejettent donc toute immigration. »

« Pourquoi cette psychose autour de la race ? »

« Eh bien on peut citer au moins 2 explications à cela : »


  1. Déclin de la population blanche aux États-Unis :

* Autres : Natifs d’Hawaï et d’autres îles du Pacifique, Indiens et personnes apparentés à plusieurs races (termes utilisés par l’administration américaine)

  1. Déclin de l'anglais :
    1. En 2015 : 41 millions d'hispanophones aux USA (/323M hab)
    2. En 2050 : 138 millions d'hispanophones aux USA (/398M hab projetés)

Bien que l'anglais reste la langue majoritairement parlée, l'espagnol est de plus en plus utilisé.


  1. Une idéologie au-delà de la question identitaire ?

Bien que les questions identitaires soient au cœur de l'idéologie de la droite alternative, celle-ci s'accorde également sur d'autres thèmes :

Quelques-uns de ces thèmes ont été mis en avant par Donald Trump pendant la campagne, notamment en ce qui concerne l'immigration, l'anti-establishment et le protectionnisme.

Pour aller plus loin : Les militants de l'alt-right ne faisant pas confiance aux médias traditionnels, ils trouvent écho à leur idéologie à travers des médias tels que Breitbart News tenu par Steve Bannon, proche de Donald Trump.


  1. L'alt-left

L'alt-right s'est définie une ennemie qu'elle nomme « alt-left » (gauche alternative) :

Ce terme est utilisé par l'alt-right mais aucun mouvement ne s’en revendique.

Sources :

Le Point, Les États-Unis, deuxième pays où l’espagnol est le plus parlé, 06/07/15

BBC World Service, America's 'Alt-right', 23/11/16

Al Jazeera English, White Nationalist Richard Spencer talks to Al Jazeera, 09/12/16

The Atlantic, Rebrandinng White Nationalism : Inside Richard Spencer's Alt-right, 15/12/16

Altright.com, What It Means To Be Alt-right, 11/08/17

Franceinfo.fr, Etats-Unis : ce que l'on sait des violences qui ont fait un mort à Charlottesville, 13/08/17

New York Times, Alt-right, Alt-Left, Antifa: A Glossary of Extremist Language, 15/08/17

Le Monde, Etats-Unis : qu’est-ce que l’« alt-right » et le « suprémacisme blanc » ?, 16/08/17

Libération, «Alt-left» : l’alt-right fait diversion, 16/08/17

Le Monde.fr, Qu'est-ce que l'alt-right, 17/08/17

The Guardian, ‘Alt-right’, ‘alt-left’ – the rhetoric of hate after Charlottesville, 18/08/17

France 24, États-Unis : l'alt-right, ce mouvement d'extrême droite qui veut rendre le "racisme cool", 19/08/17

Brut, Mais c’est quoi au juste « l’alt-right » américaine ?, 21/08/17

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Vos réactions


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Le 28/08/2017 à 22h13
Euh... Bernie Sanders alt-left? Ils le considère peut être comme communiste aux USA mais c'est juste un vieux hippie, comme Jeremy Corbyn (même si pour lui, il y a des connexions douteuses avec IRA dans les années 60).
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Le 26/08/2017 à 10h16
"L'alt left" est aussi violent qu'eux. Que ça plaise ou pas, si on est objectif Donald Trump à raison en disant que les 2 camps sont condamnables. Merci pour le parti pris...
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Le 24/08/2017 à 20h28
Tres intéressant et synthétique ! Merci
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